Pierre Riberolle

Bonjour Pierre, peux-tu me dire à quel âge tu as commencé à jongler, et comment tu as découvert cette discipline ?

Bonjour David, alors, à 16 ans, dans la cour de récréation, j’ai vu un ami jongler à 3 balles, je me suis dit que je n’y arriverais jamais… La semaine suivante on s’est retrouvé à 4 sur un court de tennis, avec seulement 2 raquettes. Du coup il m’a donné 3 balles et en avant ! Il m’a expliqué, et au bout de 2 heures j’avais ma première cascade, j’ai commencé les premières figures dans l’heure d’après et puis le soir arrivé chez moi au lieu d’allumer la télé j’ai repris 3 balles de tennis, et j’ai remplacé mes temps de console par la jonglerie.

 

Jonglais-tu tout seul dans ton coin, ou alors vous étiez plusieurs jongleurs à vous entrainer ensemble ?
J’ai jonglé tout seul pendant 4 ans, et à 20 ans j’ai intégré l’association Mamagabe. Donc j’ai vraiment passé 4 ans dans une sorte de bulle jonglistique. C’est quand je suis rentré à Mamagabe que j’ai rencontré d’autres jongleurs et que j’ai commencé à réellement apprendre des figures plus complexes.

 

A partir de quel moment tu t’es dit que tu pourrais devenir professionnel ?
Il y a eu plusieurs étapes. Après le lycée hôtelier, j’ai fais plusieurs saisons, je suis allé travailler à Cannes, à Courchevel. J’ai travaillé dans de grands restaurant, chez Loiseau, chez les frères Blanc à Vonnas aussi… Après ça j’ai quitté ce domaine parce que je voulais plus de temps pour moi. Je faisais à peu près 60 heures par semaine, ce qui laissait peu de temps pour la jonglerie et voir les potes. Pendant 2 ans j’ai voyagé un peu en Europe, j’ai jonglé de plus en plus, rencontré des jongleurs. J’ai pris du temps pour moi et c’est là que l’idée d’en vivre a commencé à venir. Quand ma femme est « tombé enceinte », il y  4 ans et demi, je me suis dit qu’il fallait que je me réveille et que je me lance professionnellement dans ce que j’aimai faire, en plus j’avais bossé sur un spectacle… C’est donc à ce moment là que l’aventure a commencé.

 

Ce premier spectacle, c’était « Slam et des balles » ?
Non, il y a eu un tout premier spectacle qui s’appelait « En dérangement ». C’était un spectacle muet, qui n’a pas été une grande réussite. Et grâce à un coup de bol, un pote qui m’a poussé, j’ai sorti un texte en improvisation, et j’ai vu toutes les personnes s’amasser pour écouter puis ils sont restés pour regarder la jongle… Devant cette réussite, vu que j’avais déjà des textes, j’en ai réécrits d’autres plus adaptés à ma jongle, j’ai écrit de la jongle adaptée à mes textes aussi… J’ai cherché un fil rouge avec tout ça, et « Slam et des balles » est né.

 

Tu jongles avec des balles, en aérien ou rebond, des massues… tu es aussi échassier, quel est l' »objet » que tu préfères ?
Les balles rebond ! Sur plans inclinés, ça permet de mixer l’aérien et le rebond, d’étudier les possibilités de figures en fonction des angles. Le rebond est aussi pratique parce qu’il permet de marquer des temps sur des allitérations, sur des assonances… Le travail du rebond sur les paroles est vraiment intéressant, c’est ce que je préfère.

 

Tu écrits aussi des textes, du slam… C’est venu avant ou après le jonglage ?
C’est venu avant, au début du lycée, pendant les cours de maths que je ne suivais pas très assidument, je préférais écrire des poésies pour mes copines que de suivre les cours. Après, les textes ont évolués vers des formes engagés, puis humoristiques.  Une de mes références littéraires est Frédéric Dard, parce qu’il a son vocabulaire à lui, il n’a pas hésité à utiliser l’argot dans ses bouquins avec un langage soutenu mais malgré tout populaire. Après Bobby Lapointe pour tout ce qui est allitérations et assonances. Et puis du Renaud, du Brassens, du Brel, Fréhel… Bref des chansonniers français soit pour leur engagement, ou pour leur poésie, ou pour les émotions qu’ils communiquent.

 

Comment travailles-tu le lien entre texte et jonglerie ?
Ca dépend des séquences, et des textes. Il y a des textes qui se prêtaient vraiment à du burlesque, ceux-là je les ai plus travaillés en adaptant des figures sur le texte, alors que quand je fais du rebond, il faut travailler le texte pour que les syllabes « tombent » sur les rebonds. Cela permet d’avoir un « matériel » très diversifié. Ma principale recherche à été de mixer les 2, trouver toutes les combinaisons possibles et ensuite trouver des textes pour « gérer » les chutes de balles et les imprévus de la rue.

 

Quels sont les jongleurs ou artistes qui t’ont inspirés, à tes débuts ?
Les 4 premières années je n’ai pas regardé internet, donc je n’étais pas tellement influencé par d’autres jongleurs, je travaillais surtout des figures old-school, genre le Mills mess en patte de chat, les boites en patte de pingouin… La révélation a été pour moi en 2004 quand je suis allé à la convention européenne de Carvin, j’ai vu le niveau énorme qu’il y avait en voyant Stefan Sing qui s’entrainait en balles, je suis resté scotché pendant très longtemps… J’ai aussi vu la routine à 3 balles de Minh Tam Kaplan, qui est exceptionnellement propre, Morgan  est ses figures impossibles, en eux, j’ai vu une qualité de jongle que je n’ai pas et que je n’aurais jamais, et même si ça n’est pas mon objectif ce sont des gens qui m’ont impressionnés, qui m’ont montré la voie. En rebond il y a Manu Perez « c2laballe », j’ai vu le DVD « Bouncing in Paris« , « Headache » aussi… Ces 2 DVDs et les jongleurs qui sont dessus ont été ma « bible », surtout le premier vu que je fais principalement du rebond. J’y ai découvert les plans inclinés, les rebonds/équilibres, les multiplex, un tout petit peu de siteswap… Et je rajoute juste Mickael Moshen et son triangle magique pour finir.

Tu fais partie de l’association « Mamagabe », quel est son but et quel y est ton rôle ?
Mamagabe est un sigle et veut dire Multi association de musique et d’animation en tout genre dans une ambiance bonne enfant, aussi au début c’était une bande de pote jongleur, musicien, percussionniste mais aujourd’hui l’asso est vraiment orienté vers le milieu de la jonglerie avec des interventions, des animations, la création de spectacle amateur et l’organisation de la convention de jonglerie de Poitiers. Mon rôle est d’être bénévole sur les activités permettant à l’association d’avoir des fonds et ensuite pour la convention je m’occupe de faire des propositions pour la programmation,  puis d’une partie de la diffusion… C’est ma femme qui fait les affiches, le trésorier de l’asso qui les imprime puis à moi de les distribuer sur les conventions où je vais ou de diffuser l’info sur le net, via des sites comme jongle.net ou Facebook.

 

Et aujourd’hui, quels sont les jongleurs ou artistes dont tu suis le travail plus particulièrement ?
Les mêmes qu’à mes débuts, mais j’essaye de ne pas m’inspirer du travail des autres, de trouver ma voie. Comme tu l’as vu à l’instant dans le spectacle, je jongle avec des gobelets métalliques, c’est un objet un peu abandonné. Il y a Bruno Labouret, sur Rennes, la compagnie Albatros aussi, plus d’autres, mais c’est quand même peu utilisé, donc j’apprécie, ça me permet d’avoir ma jongle à moi, sans m’inspirer trop des autres. C’est quelque chose qui a été dur quand j’ai commencé à m’entraîner en salle de jongle, j’apprenais les figures des autres, sans forcément arriver à les remettre à ma sauce, donc j’ai préféré mettre des œillères et travailler dans mon coin ce que j’avais vraiment envie de faire. La jongle sur 3 plans inclinés, par exemple, c’est quelque chose que j’ai rarement vu, donc du coup je peux inventer. Je peux travailler sans me dire « Ca je l’ai déjà vu, donc je ne vais pas le faire… ». Ca me fait une base de création très ouverte.

 

Parlons de tes numéros… « Pro-i-b » est un de tes tout premiers numéros, je crois ? Un numéro court, type « cabaret », « muet », uniquement technique, dans une ambiance années 30, prohibition, c’est bien ça ?
C’est en fait mon deuxième numéro, un numéro court, mais qui ne se joue pas, en fait je me suis vite rendu compte que je n’étais pas un artiste de cabaret, mais un artiste de rue. Il y a une grande différence entre les deux. Un artiste de scène va faire quelque chose de très beau et très propre sur 8 minutes, l’artiste de rue va faire quelque chose sur 40/45 minutes ou il va falloir utiliser la tchatche, gérer les chutes d’une autre manière. Bref, je le joue encore mais de manière très occasionnelle, et ça n’est pas ma tasse de thé…

 

Il y a donc aussi « Slam et des balles », ton premier long spectacle. Il me semble en avoir vu 2 versions différentes, une en solo, et une ou tu es accompagné par un musicien ? Tu peux m’en dire plus ?
C’est mon premier vrai spectacle, qui m’a permit de jouer dans la rue, dans les festivals, de me faire connaître. Au début j’avais des doutes, sur comment les jongleurs allaient prendre ce spectacle ou je mélange la parole et les balles. Les premières représentations n’étaient pas forcément très concluantes, notamment une scène ouverte à la convention de Poitiers, ou je l’ai joué avec un guitariste. C’est après cette scène ouverte que je me suis dit qu’il fallait que je le fasse évoluer en spectacle de rue, tel quel ça n’était pas adapté pour un gala. J’ai remercié le guitariste, rajouté des interactions avec le public, des décompresseurs « neuronologiques », pour que les gens soufflent entre 2 poésies, je fais un truc un peu débile, un équilibre avec un peu n’importe quoi… Ce spectacle a grandi grâce à cette scène ouverte. Une claque parfois ça remet dans la bonne direction.

 

Quelle était l’intention de départ de ce spectacle ?
L’intention était de parler d’environnement et de l’ évolution de l’humanité avec des textes un peu engagé mais de l’humour et de l’ironie…En partant des animaux sauvages aux animaux domestiques, en passant par la sédentarisation, les périodes de guerre, pour arriver à aujourd’hui ou c’est… le bordel ! Et donc essayer de faire en sorte que le public cherche des solutions pour arranger ce bordel. Un spectacle un peu engagé, où le but est de faire comprendre quelque chose aux gens et de les emmener dans une réflexion.

 

« Pince mi pince toi » s’adresse plus aux enfants, et tu joues avec une accordéoniste. Quels sont les thèmes abordés ?
C’est sur la solidarité, la différence… C’est un spectacle muet, le but est de faire comprendre aux enfants que si on voit à côté quelqu’un qui fait la gueule, c’est mieux d’aller lui filer un coup de main que de le laisser seul dans son coin. L’accordéoniste est la personne qui est triste, je suis le gai-luron qui est là pour essayer de lui redonner le sourire.

Tu le joues aussi dans la rue ?
Oui et non si on considère qu’une cours d’école est une rue ! Sans rire je le joue particulièrement pour des écoles, ou des arbres de noël… c’est la partie hivernale. Après revient le beau temps et « Slam et des balles » reprends son petit chemin, entre les festivals d’art de rue et les conventions. D’ailleurs j’en ai fait quelques une dernièrement, petite dédicace au passage à Tartajongle, aux jongleurs d’oriant, Jonglagogo

 

Je sais que tu es aussi échassier, mais je n’ai pas trouvé beaucoup d’infos à ce sujet ?
Je travaille avec une compagnie qui s’appelle « Alors là« . Nous sommes 6,   un rassemblement avec les anciens et les nouveaux jongleurs de Poitiers, étant moi un peu au milieu. Le spectacle s’appelle les « Swing o pattes« , c’est de la déambulation ou du fixe, sur un air swing. C’est le seul spectacle qui n’est pas engagé, parce qu’on est 6, les autres n’avaient pas envie de faire ça, on est plus sur de la démonstration et du cabaret de rue, avec de la jonglerie (massues, des balles, des gobelets)que sur une recherche idéologique…

 

Et donc il y a ton nouveau spectacle, « 45° sans eau« .
Voilà, que tu as pu voir à l’instant en avant-avant première. Je travaille dessus depuis début 2011, il y a eu une première création d’un numéro court que j’ai joué à la convention Passe-la-jongle l’an dernier. J’étais sur un quelque chose  en musique. Et finalement je me suis encore une fois aperçu que je n’étais pas fait pour jouer sur de la musique, parce que quand ca tombe il faut se recaler et c’est compliqué, donc… j’ai laissé tomber l’ambiance beach boys. C’était déjà sur le nucléaire, mais je suis revenu sur un processus très simple, de la tchatche, et donc le principe de la fission des protons par bombardement des neutrons avec une explication, et un engagement des spectateurs sur la question du nucléaire. Et pourquoi pas, à la fin du spectacle, s’il y a le temps, faire un mini débat. Parce que en gros aujourd’hui quand il y a des referendums ils essayent de les passer en douceur, on ne nous demande pas réellement notre avis ou on n’écoute pas forcément la réponse… On sait qu’il y a des pays comme l’Allemagne qui prévoient de sortir du nucléaire, nous on est encore en train de rallonger la durée de vie de nos centrales. On sait qu’il y a déjà 1000 problèmes par an dans nos centrales… Bref, encore un spectacle pour essayer d’engager une réflexion du public. La vraie première sera le 12 janvier, à Poitiers, dans une salle qui s’appelle « Keskispasse ».

Tout les aspect techniques que tu y abordes, tu les connaissaient déjà ou tu t’es informé pour l’écriture du spectacle ?
J’avais de toutes petites bases comme beaucoup de gens, mais je me suis renseigné, j’ai acheté des bouquins, j’ai lu et étudié tout ça pour être précis sur les dates, les évènements, etc. Et puis c’est aussi pour pas me faire coller par une personne du public ou pour gérer des impros sur les chutes.

 

Dans presque tous tes spectacles tu es sur un travail du texte « engagés », dans lequel tu cherches à transmettre des valeurs d’égalité, d’acceptation des différences, d’écologie. Le jonglage n’est presque qu’un « support » pour appuyer tes textes. Est-ce que tu penses que tu aurais pu partager et transmettre ces valeurs avec une autre discipline que le jonglage, voir uniquement par le texte ?
Oui mais avec un plus petit rayonnement. Des scènes slam il y en a dans toutes la France. Il y a deux grands concours, le « Grand Slam de France » et la « Ligue Slam de France », ce sont des endroits ou j’ai joué « Slam et des balles ». Mais du coup c’est du slam pour les slameurs. Le challenge, c’était d’amener quelque chose d’aussi complexe que le slam dans la rue, pour parler à toutes les couches de la population contrairement à une scène slam ou de cabaret La jonglerie est un art de rue ancestral est me permet de faire passer des messages avec une plus grande écoute. Après chaque art sert normalement à transmettre quelque chose par sa forme simple. Donc l’un va parfois sans l’autre.

 

Ton nom de scène, « Kiki lutin », a une consonance « clownesque » qui contraste avec la teneur de tes textes engagés. Est-ce volontaire ?
Oui, et il y a 3 raisons : déjà c’était mon nom quand j’ai commencé à être jongleur, que j’organisais des fêtes dans mon garage. J’aimais ce nom parce que ce sont mes amis qui me l’avaient donné. Et je me suis dit qu’il fallait l’assumer, de toutes façons il est plus facile d’avoir l’air con quand on est intelligent que l’inverse. Deuxièmement j’aime bien les défis débiles, et être pris au sérieux avec un surnom comme ça, c’en est un ! Et la troisième raison est qu’avec ce surnom je créé rapidement une proximité avec le public. Les gens se disent que je ne suis pas trop sérieux, donc qu’ils peuvent réagir à mon spectacle, qu’il peut y avoir interaction. On sort d’une configuration théâtrale d’un artiste, un public et un mur au milieu.

 

Je t’ai vu « animer » des ateliers avec des enfants, avant la convention de Poitiers. Tes spectacles sont soit tout publics, soit destinés au plus jeunes. Comment expliques-tu cet intérêt pour les enfants ?
Il y a plusieurs réponses… La première va être la moins charmante, c’est une devise commerciale qui dit que si tu accroches les enfants, tu accroches les parents. Ca je l’ai appris dans l’hôtellerie restauration, mais dans la rue en jonglant c’est pareil. Après, est-ce que mes spectacles s’adressent vraiment aux enfants ? Un slam comme « Aujourd’hui, pas de paquebot au départ de Paris, juste une pluie opaque qui paralyse les parapluies et les pas, pas paisibles des patineurs qui parcourent le paysage… », un enfant ne comprends rien. Un adulte non plus, d’ailleurs, ou juste des bribes. Mes spectacles ne s’adressent pas forcément aux enfants, mais j’adore les enfants, j’en ai un, je vais en avoir un deuxième. J’adore les voir se marrer. Mes spectacles sont créé pour parler à tout le monde en même temps, j’essaye de faire en sorte que tout le monde y trouve son compte, même si parfois la balance pèse plus d’un côté que de l’autre.

 

Comment vois-tu ton évolution dans le jonglage ?
Artistiquement, continuer à travailler sur mes plans inclinés, peut être faire une vidéo juste de jongle, pas réellement promotionnel mais pour le plaisir des yeux. Et puis continuer à être artiste de rue le plus longtemps que je pourrais ! Et essayer d’arriver au cap où je serais le moins indemnisé possible par le Pole emploi, bref arriver à un statut autonome en intermittent du spectacle. C’est le paradoxe, les artistes s’appuient beaucoup sur ce régime là, alors que c’est normalement juste un régime pour nous sécuriser. Avec 4 spectacles et des rôles ailleurs, j’arrive à faire des fins de mois correctes sans être appuyé par Pôle Emploi. Mais je ne dénigre pas ce statut, il favorise la création et s’il n’était pas là… mais j’aimerais bien arriver à m’en éloigner et être plus autonome.

Quels sont les derniers spectacles de jonglage qui t’ont marqués, et que tu recommandes de voir ?
Il y en a plein mais je vais plutôt dire ce que je suis pressé de voir… En tant que « chercheur de spectacle », je sélectionne les choses que j’aime, mais j’aime bien aussi prendre des risques. Je sais qu’il y a des créations qui sont en cours à droite à gauche, par exemple le collectif Protocole à la Châtres, où ils font une recherche sur les massues, ca va me plaire, je le sais. Il y a Audrey Decaillon qui monte un groupe de filles. J’ai adoré la scène ouverte de la convention nationale à Boudu la jongle, ou j’ai vu un israélien qui fait un numéro de contact tête très drôle et ça m’a beaucoup plu, à revoir (Note : il s’agit de Namer Golan). Le nouveau spectacle de « Réverbère« , en artiste de rue… Pour moi c’est l’artiste de rue par excellence, une tchatche exceptionnelle et une bonne technique. Excess, de Emilia Tau et Léo Cristiani, c’est un duo d’antipodisme qui est passé au gala de Poitiers, ils font vraiment du très très bon travail, je verrai bien leur version rue, car en salle c’est un des numéros les plus impressionnants que j’ai vu récemment.

 

Cette interview touche à sa fin, je te remercie d’avoir pris le temps de répondre à toutes ces questions et je te laisse le dernier mot !
Déjà, j’invite les gens à ne pas s’arrêter à l’image du « clown jongleur » que peut donner mon nom, il y a autre chose derrière. Et ensuite, merci d’être venu m’interviewer, je suis très content d’être venu ici à Concarneau, très content que tu ai pu voir ce nouveau spectacle, et j’ai envie de dire que j’ai besoin des retours du public pour le faire avancer, donc ca va être à toi de me parler maintenant ! Et en attendant, vive le spectacle vivant, les festivals d’art de rue, les conventions de jonglerie et les jongleurs en général!


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Si vous souhaitez avoir plus d’informations sur Pierre, vous pouvez consulter son site internet : http://kikilutinbook.blogspot.fr/

Interview réalisée en novembre 2012. Ci-dessous une nouvelle vidéo diffusée depuis :

Pierre – Cie KL – 45° sans eau – Starter 1/3 – Juggling Bounce – Metlili from Cargo on Vimeo.

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